Le jardin potager, terre d’abondance

Connaissez vous beaucoup de moyens de se ressourcer, revenir à l’essentiel, être relié à la Nature, assurer son autonomie alimentaire, contribuer à préserver l’environnement, avoir sous les yeux le miracle de la vie qui pousse, tout cela avec beaucoup de senteurs, saveurs, et d’esthétisme ??? Il y en a un en tous cas, c’est cultiver son jardin potager !

Le jardin potager dans l’histoire

Son histoire au fil des siècles montre qu’il assurait plusieurs fonctions et la première évocation est celle du jardin d’Eden, un verger fruitier mais aussi un jardin potager.

Pendant l’Antiquité, il était nommé « l’espace vivrier », on ne saurait mieux dire….
Dans les monastères et dans la noblesse, il a connu ensuite un grand essor car il assurait une autonomie alimentaire.  Mais pas que. C’était aussi un lieu d’agrément.

Dans les jardins monastiques, poussaient les plantes médicinales (le jardin des simples), les cultures maraichères, et dans le verger, la vigne et les fruits. C’était aussi un endroit de méditation quasi sacré, avec des espaces propices à la prière.

Le jardin royal, comme celui de La Quintinie sous Louis XIV, fournissait en fruits et légumes la table du Roi, avec une rare inventivité. Il réalisait des prodiges et invitait l’été en hiver, grâce à des techniques comme l’utilisation du fumier des écuries royales, la mise sous abris et sous cloche, la maitrise absolue des expositions. Il arrivait à avoir des fraises en mars ou des asperges en janvier !
Mais le jardin potager était évidemment présent aussi chez les particuliers, car il n’était pas soumis à la dime, et surtout il permettait d’éviter la famine. 

Il a été aussi la seule façon de pallier les pénuries pendant les périodes de guerre. Les jardins d’ouvriers ont ainsi fleuri.

Et puis … dans les années 60, avec  l’industrialisation de l’agriculture, l’ouverture des supermarchés, les nouvelles façons de consommer, les potagers n’ont plus été à la mode.

Le formidable retour du jardin potager

Les chiffres sont éloquents, 75% des français possèderaient un potager, que ce soit un grand espace, un minuscule bout de jardin, de terrasse, même un toit d’immeuble : on compte 13 millions de jardins, et 7 millions de balcons et terrasses (Promojardin). 

Même à Paris, sur un tout petit bout de balcon d’une des sœurs TiL, nous cultivons toutes les herbes aromatiques, framboisiers, tomates cerises et fraisiers, c’est dire !

Alors, comment expliquer ce succès fou ? L’épanouissement personnel car c’est tellement gratifiant de faire pousser la vie, l’envie de se nourrir de façon saine, fraiche et traçable (une envie dopée par toutes les crises sanitaires), et les raisons économiques aussi car une étude montre qu’un euro investi en potager en rapporte 15 !!

Aujourd’hui cet espace nourricier, redécouvert pendant les confinements comme un refuge, source d’émerveillement et de bien être, revient en force pour une meilleure alimentation, respectueuse de la santé, et de l’environnement car il préserve la nature en danger, avec des méthodes éloignées de tout pesticide. La permaculture prouve que l’on peut produire en abondance sans recours à la chimie.

Le jardin potager du Domaine de TiL

Dans le domaine familial de Dordogne, berceau de TiL, le jardin potager est un immense espace, exposé au sud, clos de murs et donc à l’abri du vent, abritant aussi une magnifique serre du 19ème siècle où court une ancienne vigne. 

S’y côtoient toutes sortes de fleurs, pivoines, lilas, glycine, roses, arums…, d’arbres fruitiers, cerisiers, pommiers, poiriers, pêchers, de légumes comme haricots verts, petits pois, fèves, tomates, courgettes, aubergines, salades, herbes aromatiques, épinards, radis, courges, fenouil, poireaux, pommes de terre, carottes etc…

Le travail de la terre, secret de la profusion

Le potager se prépare de très longs mois à l’avance car la terre doit être travaillée pour offrir toute sa générosité. Dans notre Domaine, elle est « décompactée » si besoin pour l’aérer, et les mottes cassées avec une grelinette (notre outil préféré, car plus respectueux du sol qu’un motoculteur). Ensuite pour fertiliser la terre, un ou deux mois avant de semer, on recouvre le sol avec du compost. Nous utilisons un mélange maison de fumier venant de notre bergerie ou poulailler, de paille, de feuilles mortes, de tonte d’herbe, de déchets qui sont en fait des mines d’or comme les épluchures, les coquilles d’œufs, le marc de café… toute la matière organique est bonne à prendre ! C’est elle qui rend le sol fertile, et plus il est nourri, plus il nourrira.

Tout cela repose pendant plusieurs semaines, pour le bonheur des vers de terre qui continuent le travail tout seuls en aérant la terre, ce sont de formidables bosseurs ☺. La terre obtenue est magnifique, meuble, grasse et généreuse, prête à faire pousser des petits miracles !

Les semis et plantations, le choix des bons voisins

Une fois la terre prête, on peut démarrer les semis, de fleurs et de légumes, préparés au préalable dans la serre ou plantés directement dans le sol. 

L’abondance et la diversité sont les maitres mots. Dans la nature, il n’y a pas de vide, dans un potager c’est pareil, les légumes, fleurs, aromates se côtoient et chacun enrichit l’autre, donc vive la variété et la profusion! Il faut juste respecter les amitiés ou inimités de voisinage ☺ 

Par exemple, planter du basilic au pied des tomates est une façon naturelle de chasser les nuisibles qui s’attaquent aux tomates, et le mildiou. Quant au basilic, il se développera encore mieux. A l’inverse, les tomates n’aiment pas le voisinage des pommes de terre ou du fenouil. Les épinards sont nocifs pour les betteraves, les haricots n’aiment pas les oignons ou les poireaux etc…

Dans le Domaine, nous organisons ainsi les cultures, pour créer un potager qui s’auto-régule le plus possible. En profitant des vertus des voisins, chaque légume se protège mutuellement contre parasites et maladies, et pousse d’autant mieux. Adopter les bonnes associations permet un gain de temps, mais surtout d’obtenir de plus beaux légumes, en pleine forme, et d’éviter tout recours aux engrais, répulsifs ou pesticides. 

En fait, la Nature est magique ! 

Le temps de la récolte et… de la cuisine 

Après nous être déjà régalés cette année notamment d’épinards, de radis, d’artichauds, de salades, nous savourons au moment où nous écrivons cet article un de nos moments préférés, celui des fleurs de courgettes (ou de courges) ! Ces belles fleurs jaunes ont commencé à s’étaler sur le sol, préalablement paillé. Préparées en tempura, avec une pâte aérienne, croustillante, où se nichent les fleurs fondantes, c’est un délice absolu ! A faire aussi avec des feuilles de basilic…

Nous attendons impatiemment les tomates, car cette année nous en avons planté 25 sortes différentes, aux noms plus évocateurs les uns que les autres, Andine Cornue, Noire de Crimée, Rose de Berne etc., et installé des structures ressemblant à des tipis pour les faire grimper. C’est la base de nos nombreuses recettes d’été et notamment d’un savoureux tian de légumes, ou d’une merveilleuse tarte à la tomate.

Oui, nous avouons… chez TiL, nous sommes super gourmandes, et cuisiner nos repas à partir de notre potager est notre passe temps favori l’été… 

Planter un potager, c’est vraiment planter des graines de bonheur, qui font un bien fou au corps et à l’esprit. Plus TiL, il n’y a pas ☺ 

Voir pousser une graine de haricot vert, même dans un petit pot dans sa cuisine, est une leçon de vie ! Alors, préparez pots et terreau, graines et arrosoir et regardez la nature pousser, elle vous le rendra tellement !

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https://youtu.be/-9H4hLz6Ohs TiL est une marque de beauté et de soin de soi holistique, dont la création a été intégralement guidée par l’arbre holistique par excellence,

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